Un univers encerclé par le silence. Des mains ouvertes, des battements de paupières. Et des gestes comme le premier rayon de lumière sur ce qui s’obstine dans sa nuit. Le recoin d’un exil pour vivre – et écrire des lignes – des livres – l’âme adossée au ciel en surplomb de l’ivresse encensée par les hommes. Visage – et voyage – libres – tendus vers un seul désir ; livrer les secrets d’une aube moins insaisissable que ne l’imagine le monde…

Un ciel, un livre, un poème – et le même point d’entrée dans le silence pour que durent les danses – et que soit percé le mystère de cette étrange origine. Mains, ventre et bouche amarrés à ce qui préserve notre nuit – jetés, soudain, dans le regard – droit – éclatant au milieu de l’écume – dans ces rêves aussi inconsistants que le monde…

Murmures, néant, soleil attablés ensemble sous les yeux des hommes à l’âme si exaltée et silencieuse – revenus des terres dont on ne revient jamais indemne…