J'aime cette petite lucarne sous les toits où viennent se poser le ciel, le vent et quelques oiseaux de passage. Et cette main sur la page qui court vers son destin en attrapant un peu de silence. Et la quiétude des jours perchée au sommet de ce qui décourage toute ascension. Et cette âme légère et fragile qui caresse l'herbe et les pierres restées dans la nuit en contrebas. Et ce soleil au milieu du front qui fait battre le cœur qui pulse sa joie – son or – à travers les veines. Et cette force – cette puissance – au milieu du ventre qui encercle la volonté – la soumet à ses perspectives – et la livre à mille projets inconnus. Et ces pieds qui battent la mesure – et qui s'élancent sur toutes les pistes du monde pour danser avec les visages perdus au milieu de leurs rêves. Et cette larme – immense – qui coule sur la joue appuyée contre la vitre au-dessus des abîmes. Et cette hauteur depuis laquelle regarder le monde suffit à l'enchanter – et avec au-delà de l'espace, ce rire que n'entendront peut-être jamais les hommes...