Nous fûmes sages – à notre place ordinaire avec ce regard étrange qui faisait face à la nuit. Et le jour vint ainsi – avec ce grand feu allumé (et éternel peut-être) sur les pierres parmi les lampes éclairant les livres – et au milieu des tombes entre lesquelles nous cheminions en larmes. Et le rire surgit ainsi – sans détail ni explication – à l’heure précise où les grands arbres incendiés dessinèrent de leurs branches une bouche immense illuminée comme un soleil – mille soleils – défaits de toute matière – et si proches du ciel que les âmes – toutes les âmes – se mirent à genoux pour prier parmi la cendre et les torches abandonnées...